CADEAU  
  GUERRE 1914-1918  

L'année 2014 est consacrée à la commémoration du 100e anniversaire de la déclaration de la guerre 1914-1918 et à cette occasion, nous vous offrons la possibilité de prendre connaissance d'articles parus dans nos publications épuisées et de les copier pour votre usage personnel. 

Extrait du Bulletin annuel n°4 /1978 "Terres d'Herbeumont Orchimont"

Maissin, 22 et 23 août 1914

par René THOMAS

Depuis le 1er janvier 1977, la charmante localité de Maissin, dominant le cours sinueux de la Lesse, fait partie de l'entité du grand Paliseul. Entrant ainsi dans le secteur du cercle "Terres d'Herbeumont à Orchimont", il nous a paru intéressant de retracer l'histoire de ce village.
Avant d'aborder le récit des journées historiques d'août 1914, au cours desquelles de sanglants com­bats eurent lieu sur le territoire de Maissin, il est bon de remonter le temps et de découvrir l'origine de ce centre de vacances de la Haute-Lesse très connu par ses hôtels renommés, sa gastronomie, ses promenades en forêt et son air vivifiant.
Comme tous les villages de la région, il n'est pas possible de fixer exactement l'étymologie du mot MAISSIN. Ce nom s'est écrit différemment au cours des siècles : Mansio, Messinus, Meastus, Meassin. Est-ce la présence près du marais (Meatus), le long de la rivière, d'une petite villa romaine qui dépen­dait d'une grande propriété située à quelques lieues de là qui aurait été l'origine du nom(1) ?
La vallée de la Haute-Lesse a été habitée aux temps les plus anciens (Découverte d'un marteau à silex à huit pans, déposé au Musée de Bruxelles). Des légions auraient séjourné dans le Thier de Roel­mont ou d'Avrilmont (en face de la ferme de la Belle-Vue). Il existerait encore un cimetière où les tumulus sont intacts.
Il faut toutefois préciser que Maissin fut donné à l'Abbaye de Saint-Hubert par Walcaud, évêque de Liège, vers 815 et cédé ensuite par ce monastère à celui de Prüm en échange de Chevigny; il n'en est pas moins vrai qu'il forma avant 1270 un fief parti­culier du Luxembourg et que ce n'est que vers 1334 qu'il fut rattaché à celui de Villance et a suivi l'histoire de cette localité. Villance qui existait au IXe  siècle (Géographie du Frère Mathieu) fut une localité importante au Moyen Age. L'étude approfondie du Ban de Villance a été publiée par l'historien Louis Claude, membre du cercle(2).
Maissin, situé au carrefour de voies de commu­nications très anciennes, a traversé les siècles com­me tous les villages de ce coin d'Ardenne (épidé­mies, famines, passages d'armées), ... mais passons rapidement cela afin d'aborder les journées d'août 1914 qui allaient sortir le village de l'anonymat, pour en faire un haut lieu de la bataille des frontières, au début de la guerre 1914-1918.
De nombreux récits de cette bataille ont été publiés(3), mais il nous a paru intéressant de repro­duire certains passages de notes dactylographiées par d'anciens combattants français, originaires de la Bretagne, lesquels ont vécu ces heures tragiques. Ces notes, écrites dans un style très concis, relatent le début de la guerre de 1914, la mobilisation de l'armée française et les préparatifs du combat ainsi que le déroulement de la bataille sur le sol de Mais­sin. Elles nous ont été gracieusement prêtées par Monsieur Hector Dom, bourgmestre honoraire de Maissin, lequel s'est toujours très fidèlement inté­ressé à tout ce qui se rapporte au souvenir de ces journées glorieuses d'août 1914. Ses amis français, avec qui il a conservé d'étroites relations, l'ont récompensé en lui faisant octroyer plusieurs décora­tions, notamment en 1967 le grade de Chevalier de l'ordre national du Mérite.
Faute de place, nous ne reproduirons pas le texte des notes se rapportant au préliminaire de l'ouver­ture des hostilités ni à la description de la stratégie et de la tactique de l'état-major français en ce début d'août 1914.
Nous passerons directement au chapitre intitulé: "La mobilisation et la marche d'approche du XIe C.A.". Le XIe C.A. (Général Eydoux) comprenait les 21e et  22e divisions:

21e division             41e brigade                   64e régiment d'infanterie

(Général Radiguet) (Colonel de Tesseyre)  65e régiment d'infanterie

51e artillerie              42e  brigade                   93e régiment d'infanterie

Nantes                       (Colonel Lemery)         137e régiment d'infanterie

22e  division

35e artillerie              43e brigade                   62e régiment d'infanterie

Vannes                      (Général Duroisel)        116e régiment d'infanterie

28e artillerie              44e brigade                   19e régiment d'infanterie de Brest

Vannes                      (Général Chaplain)      118e régiment d'infanterie de Quimper

et en plus, la Cavalerie  le 2e Chasseurs de Pontivy, deux régiments de réserve:  les 293e et 337e  R.I. et le Génie.
(Tous ces régiments, ainsi que les divisions et bri­gades, sont rappelés sur la plaque de bronze scel­lée sur l'énorme pierre placée à côté du calvaire breton provenant de la région du Tréhou (Finistère) au cimetière de la route de Lesse à Maissin).

Extraits de notes (I)

"Dès le 2 août 1914 s'opère la mobilisation du XIe Corps d'Armée. Le XlXe régiment d'infanterie en garnison depuis mars 1871, quitte Brest au milieu de l'enthousiasme indescriptible de la population. En chemin de fer, par bataillons échelonnés, il con­tourne Paris et dans toutes les gares c'est le même accueil de la population. Dans la nuit du 9 au 10 août, le régiment débarque aux stations d'Autruy et de Challenges, dans l'Arrondissement de Vouziers; l'axe de marche étant plein Nord, le régiment, par étapes successives, après avoir franchi la Meuse à Remilly, atteignit Douzy sur le Chiers à 8 km à l'Est de Sedan, dans la nuit du 16 au 17 août. Le Régi­ment devait y passer quatre longues journées em­ployées à des exercices dans les grandes prairies bordant le Chiers et à des travaux de défense sur les hauteurs de la rive gauche de la Meuse. Cette lenteur de marche d'approche irritait les hommes désireux d'aborder l'ennemi.."
Que se passait-il à ce moment-là dans la région de Maissin-Paliseul ?
Une habitante de Paliseul(4) se souvient de plu­sieurs faits qui ont marqué ces journées entre le 10 et le 20 août 1914. Cette relation correspond à ce qui est transcrit par les militaires français.
Les premiers cavaliers uhlans sont apparus à Paliseul vers le 10 août 1914. Pointes d'avant-garde venues sonder l'ennemi, on a vu également des cavaliers français. Les premières escarmouches ont commencé... Le jour de l'Assomption, le 15 août vers 12 h. une trentaine d'Allemands à cheval ont fait irruption sur la Grand-Place à Paliseul. Ils étaient très nerveux... La femme du boucher Labbé est allée directement vers l'officier et lui a donné un jambon. Ils se sont calmés et ont quitté le village...
Le 17 août, une escarmouche assez violente est survenue dans la rue Saint-Roch lors de la ren­contre de cavaliers français et de deux ulhans. Un des Allemands a réussi à s'échapper mais l'autre ne voulant pas se rendre malgré les sommations, a été transpercé par la lance d'un cavalier français. A l'approche du 20 août, on a vu de plus en plus de soldats français s'arrêter sur la place. Des Bre­tons en bleu, culottes rouges, commandés par de jeunes officiers montés sur de petits chevaux bivoua­quaient dans les rues. Il y en a eu de plus en plus jusqu'au 21 août.
Le 15 août  jour de l'Assomption, en pleine grand-messe, un officier allemand est entré à che­val dans l'église de Maissin et y a semé la conster­nation(5).

Extraits de notes (II)

"Enfin le 21 août vers midi, le régiment quitte Douzy, franchit la frontière belge après le village de Pourru-au-Bois, est reçu avec enthousiasme par la population belge, atteint la Semois à Dohan, où il est pris sous un violent orage accompagné de pluies diluviennes, mais nos vaillants troupiers, trempés jusqu'aux os, demeurent stoïques. Ils atteignent dans la soirée le village de        Les Hayons où ils canton­nent... Des bûchers sont allumés devant lesquels sèchent les capotes".
Les rencontres se font de plus en plus fréquentes entre cavaliers ennemis et les contacts de plus en plus violents, au fur et à mesure que le temps passe. Le 21 août, Villance est envahi vers 16 h 30 par la cavalerie allemande. Les 116 et 1l7e régiments Hessois entrent dans Libin.

Extraits de notes (III)

"Ordre général pour le 22 août du 11e C.A. Le 2e chasseurs se portera sur Maissin en éclairant Our-Maissin-Anloy. Le 11e  C.A. marchera sur Maissin en deux colonnes. A droite (22e D.I.) par Paliseul (Partie Est) Maissin - Avant-garde – 19e R.I. 3e pelo­ton de cavalerie (Colonel Chapes) couvrira vers l'Est le flanc droit de la D.I. à partir de Paliseul par un bataillon poussé vers Framont, direction Moulin de Villance - A gauche 21e D.L. par Paliseul (partie Ouest) Opont-Our-Maissin. Les avant-gardes débou­cheront de Paliseul à 9 heures.
Commentaires : En somme, mise en marche en 2 colonnes de divisions".

Prise de contact

Le Général Eydoux commandant le Xle corps d'armée installe son quartier général à Paliseul.
D'après le témoin paliseulois cité plus haut, il se pourrait que ce quartier général fut installé dans l'Hôtel Claude situé sur la Grand-Place (actuellement le magasin Marcel Douret-Pierre), car de nombreuses estafettes rentraient et sortaient de l'hôtel. L'hôtel de ville était déjà encombré de blessés provenant des  premières  escarmouches  de  Jéhonville - Ochamps.
L'encombrement de Paliseul le 22 août est tel que c'est seulement vers 10 heures que le l9e peut s'ébranler.

Extrait de lettre d'un ancien du 2e  bataillon du 19e  R.I. (Lettre du 30 octobre 1978).

"J'étais en août 14 adjudant de bataillon du 2e bataillon, donc toujours près du chef de bataillon. Je me souviens: venant de la droite (Nollevaux je crois), le régiment est arrivé sur la place de Paliseul où il a formé les faisceaux. Les habitants charmants distribuaient aux hommes des cigarettes et nous di­saient que les Allemands n'étaient pas loin. A notre arrivée, il y avait sur la place le Général Eydoux et deux ou trois généraux. Mon Colonel fut appelé et revint pour rassembler ses chefs de bataillons et leur donner des instructions. C'est ainsi que j'appris que notre              2e  bataillon était flanc-garde de la division et devait déboîter par la route de Framont pour occu­per le bois qui domine à l'Est le village de Maissin et la route vers le Moulin de Villance et Transinne..."
D'après le souvenir qu'en garde cet ancien com­battant de Maissin, le Q.G. du Général Eydoux devait se trouver sur la Grand-Place de Paliseul.

Extraits de notes (IV)

"Tandis que le 2e bataillon (Commandant de Laage de Meux) oblique à droite sur la route Fra­mont - Anloy, les 1er  et 3e  bataillons marchent direc­tement en colonne par la route Paliseul - Maissin. A mi-chemin, le peloton du 2e chasseur, pointe d'avant­garde, revient annonçant qu'il a été arrêté par des feux nourris partant de la lisière Sud de la localité. Au passage à niveau (passage à niveau du tram ac­tuellement disparu), à hauteur de la Bellevue, les deux bataillons délaissent la route et pénètrent dans le bois du Hautemont (Bois de Haumont) en deux colonnes de sections de quatre. Quelques fusants de 77 Allemands éclatent sans causer de mal à notre infanterie qui atteint bientôt la lisière Nord du bois face à Maissin où s'allument déjà quelques incen­dies... Le Général de division fait dire au Colonel Chapes de ne pas entrer dans Maissin avant que les deux groupes d'artillerie du 35e R.A.D. en mou­vement aient pu entrer en action. Il est environ 12 h 30.
Malheureusement les troupes n'attendent pas. Les tambours et clairons sur l'ordre du Colonel Chapes, sonnent la charge et drapeaux déployés, les deux bataillons se lancent vers le village, la baïon­nette haute... Les 3 à 400 mètres de pente qui sépa­rent le bois du village sont vite franchis par les premières vagues d'assaut sans grosse perte béné­ficiant de l'effet de surprise. Il n'en fut pas de même pour les autres, prises sous le feu nourri de mitrail­leuses dissimulées dans le village et à l'Est derrière le remblai du chemin de fer départemental... Les fils barbelés limitant les parcelles viennent gêner con­sidérablement la progression et leur franchissement entraîne de graves pertes, l'unique cisaille par es­couade étant trop faible pour les couper".
Il ne nous est pas possible, faute de place, de retranscrire toutes les notes relatant les différentes phases de la bataille de Maissin. Nous en repren­drons les points essentiels qui retracent l'intensité du combat. Le 22 août à 15 h, le Commandant de Laage de Meux, venant à Paliseul par Framont avec le 2e bataillon du      19e R.I., flanc-garde de la 22e D.I., prend position le long de la lisière du bois de Bur­nenbois, les autres compagnies s'échelonnant face à Maissin. L'effet de surprise sur l'ennemi est com­plet. Le Commandant de Laage de Meux se porte à l'attaque du Moulin de Villance avec deux pelotons, mais celui-ci est fortement tenu, et les mitrailleuses font échouer l'attaque; le Commandant de Laage de Meux tombe mortellement blessé. (Une rue de Mais­sin porte son nom.)
Le 7e bataillon du 19e R.I,, après l'échec devant le Moulin de Villance, se regroupe dans le bois de Haumont. A gauche, la          21 D.I. a quitté Our vers 12 h 30 et reçoit l'ordre d'attaquer Maissin par l'Ouest pour soulager la 19e engagée fortement.
A 17 heures, le 17e C.A. se heurte à travers la forêt de Luchy à la 49e Brigade allemande toute entière, qui essaye de couper la route Paliseul-Mais­sin au sud de la ferme de la Bellevue.
A 18 heures, l'ennemi est complètement chassé de Maissin, jonché de nombreux cadavres allemands victimes de l'artillerie française.
A 19 heures, la 115e  Hessoisse s'infiltrant vers l'Ouest atteint la crête 401 du bois de Haumont et tient sous son tir les batteries du 11e, 135e R.A. et la crête 429 du bois de Roemont. La route Paliseul-­Maissin va être coupée et Maissin pris à revers.
Vers 20 heures, les Français rassemblent leurs forces et contre-attaquent vers les deux bois avec un acharnement inouï (furieux combats de corps à corps à la baïonnette sur la route Paliseul-Maissin); les Allemands sont refoulés dans la vallée. La route Paliseul - Maissin est sauvée...

Combats corps à corps à la Baïonnette: Extrait d'une lettre d'un ancien combattant du 137e Régiment d'infanterie à Fontenay-le-Pointe en Ven­dée (ayant combattu à Maissin). (7)

"Les Allemands n'aimaient pas la baïonnette cependant que les leurs étaient plus plates et plus longues... Quand la baïonnette traversait les os de l'épine dorsale, il fallait mettre le pied sur le blessé pour l'extraire... C'est horrible."

Horreur du champ de bataille: "Sur la plaine devant Haumont, les Français sont si nom­breux qu'ils paraissent tombés coude à coude. Tel au temps de la moisson, un champ de blé parsemé de bluets et de coquelicots, telle après le combat apparaissait la plaine devant Haumont, jonchée d'uni-formes français... Dans les rues, près des maisons en ruines, dans les vergers, Français et Allemands sont entremêlés... d'aucuns sont tombés empalés sur leurs armes réciproques. " (8)
Le 22 août à la nuit tombante, Maissin est aux mains des Français. Les dernières résistances alle­mandes tombent. Les premiers éléments du 64e  R.I. gagnent la route de Rochefort, la 50e brigade allemande bat en retraite, la journée se termine donc par une victoire incontestable pour le 21e D.I.
A 19 h 30, le Général Eydoux à Paliseul reçoit les dernières nouvelles. Victoire de la 21e D.I. dans Maissin. Mais elle se trouve en flèche car le 17e C.A. bat en retraite vers le Sud entre Anloy et Neufchâ­teau. Les éléments se trouvant dans Maissin vont être encerclés... Le général prescrit la retraite au 11e C.A. jusqu'à la voie de Chemin de fer Offagne - Carlsbourg - Bièvre.
Du côté allemand, la 50e Brigade Hessoise, crai­gnant d'être enveloppée par la 21e D.I. venant du Bois Bolet, évacue Maissin et se replie vers la Lesse entre Villance et Transinne.

Repli français

Dans la nuit, les ordres de repli atteignent tar­divement les chefs de corps... Les unités de la 21e D.I., voyant la déroute de l'ennemi, ne comprennent pas et grommellent... Vers 23 h, la 22e D.I. amorce le repli vers Paliseul mais dans Maissin le Colonel Chapes du 19e R.I. n'a jamais reçu l'ordre de repli. Il reste... Il met le village en défense pour la nuit. Bien lui en prit, car les premiers éléments de la 15e D.I du VIII C.A. allemand, ayant parcouru         45 km en une étape, arrivent à la nuit tombante à Villance et relèvent la 50e Brigade en déroute... Au cours de la nuit, trois assauts furieux sont lancés sur Maissin et le 23 août, à 6 heures du matin, les fantassins français repoussent héroïquement les assauts... L'en­nemi se retire mais le Colonel Chapes apprend le repli des unités se trouvant derrière lui. Il est com­plètement en flèche. Profitant du brouillard survenu à la suite des orages de l'avant-veille, le 1er bataillon du 19e R.I. se dégage facilement, mais les autres bataillons se heurtent à des troupes fraîches alle­mandes et subissent des pertes. La 3e Compagnie du 19e R.I. qui occupait la gare de Maissin (Route de Villance) et ses abords, n'a pu être touchée à temps par l'ordre de repli. Encerclée par les Allemands. elle résiste jusqu'à 10 h 30. A bout de munitions, les derniers défenseurs sont fait prisonniers et faillirent être passés par les armes.

La bataille de Maissin est terminée

Bilan: Le village a beaucoup souffert: 66 mai­sons sont réduites en cendres et neuf habitants, dont certains fusillés, périrent dans le combat.
Pertes en vies humaines militaires:
Côté français: 99 officiers et 4085 sous-officiers et hommes.
Côté allemand: 95 officiers et 3581 sous-officiers et hommes.
(A remarquer les pertes principalement en cadre: pourcentage élevé d'officiers blessés et tués).
L'échec subi par l'ennemi, la veille, fut si rude que le          11e  C.A. put rejoindre Bouillon, s'y reposer 24 heures, sans être inquiété avant de se replier sur Sedan.
Le mémorable combat de Maissin s'est livré les 22 et           23 août 1914 en prolongement des engage­ments de Neufchâteau et de Luchy, à l'endroit où l'aile droite de la IVe  armée allemande se rencontra avec l'aile gauche de la 4e armée française. La ba­taille de Maissin fut la seule gagnée par la France en Belgique au cours du mois d'août 1914. Le temps qui s'écoule inexorablement tend à nous faire ou­blier ces journées tragiques. Nous devons maintenir le souvenir de l'héroïsme déployé par ces hommes. Ils sont tombés sur notre sol pour défendre leur patrie mais aussi la nôtre.
Depuis la fusion de Maissin avec Paliseul, la nouvelle administration communale a maintenu la commémoration des journées des 22 et 23 août à Maissin. Il faut d'ailleurs souligner particulièrement la participation fidèle de l'Harmonie "La Caecilia" de Paliseul qui, chaque année, rehausse les céré­monies par l'exécution de morceaux de musique par­ticulièrement bien choisis.
A l'occasion du 60e anniversaire de la fin de la guerre 1914-1918, lequel vient d'être célébré, nous émettons un souhait : que la route reliant Paliseul (Q.G.) à Maissin (lieu des combats) soit dénommée "Avenue Général Eydoux" en souvenir de ce grand chef.
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(1)Abbé Christophe, Maissin et sa région.
(2)Louis Claude, Les cours féodales du ban de Villance.
(3)Général Hassler, Lieutenant-colonel Mallecol et comman­dant Calvez, Notes sur la Grande Guerre 1914-1918, Bataille de Maissin des 22 et 23 août 1914.
(4) Madame Legrand-Istace, rue Paul Verlaine, à 6850 Paliseul.
(5)Chanoine Jean Schmitz et Dom Norbert Nieuwland, L'in­vasion allemande dans les provinces de Namur et de Luxembourg:  la bataille de Neufchâteau et de Maissin;
Hanotaux et Engerand, Le secret de la frontière.
(6) Henri Calvez, rue Ernest Hello, 33, à F-56100 Lorient.
(7)Joseph Farre, rue Noire, 1, à Montaigu, Vendée, France.
(8)           Abbé P. Gérard. Les combats de 1914-1918 - Maissin - Sou­venir d'un témoin en premières lignes allemandes.

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